Les grandes marées

21H17

Lundi 18 juillet,
sur le carnet, il est écrit :
marée haute : 21h17
après tous ces visages
le roulis du train
l’étuve de la chambre

la plage du bout et l’ombre des grands pins
les aiguilles rouges déposées sur le sable
doré
comme des souvenirs en trop
la fraîcheur de l’eau
le carillon des mâts

le ciel devient rose pâle
aquarelle monochrome
un bateau ancien, au liseré vert tendre sur la coque
s’est amarré dans les eaux calmes

dans l’air,
flottent quelques particules de bonheur

Carnet Islandais

Publié en juin 2023
aux éditions Les petites allées à Rochefort.

Ode à la montagne Gullkistan
Quand j’arpente tes flancs montagne
J’ai peur de déranger les mousses
Peur de déranger les âmes
Parfois mon regard s’arrête
Et croise quelques fleurs roses en bouquet
Si élégantes
Les pas se font lents
L’ascension pénible longue et éprouvante
Mais montagne ton corps me donne de la force
Et marcher sur tes flancs m’honore
Je me sens fillette sur une grande aire de jeux
Au cœur de Mère Nature
Merci de m’accueillir montagne
De me permettre d’apercevoir tous les trésors que tu recèles
Arrivée en haut
Fatiguée montagne
Mais fière d’y être
La vue si belle et le soleil se lève et brille
Quel cadeau !
Toi qui veilles sans relâche sur les habitants d’ici
Grand repère pour une petite ville
Grand repère pour de petites âmes islandaises et inconnues

Vie insulaire

Vie Insulaire est en vente ici 

Le Bien-Aimé

Publié en Mai 2019
par les Editions La Nage de l’ Ourse

Le Bien-Aimé

Extraits
« Sur le bateau dans le bleu
La puissance des rayons.
Je surveille.
Le capitaine ne quitte pas l’horizon
d’un regard.

L’espoir
C’est une fleur qui s’ouvre :
Ton sourire à l’intérieur

Ta fougue
Ton feu
Ta confiance
Ne me quittent plus.
Comme 3 princes désormais ils
m’escortent.

Pour toi,
je vais gravir des montagnes.
Tu vis maintenant à l’intérieur.
Je t’écris de toutes les manières
possibles
M’entends – tu ?!

Les seuls rescapés:
l’art et la beauté »

Le Bien-Aimé est en vente ici

Vue sur mer, carnet de bord

Ernest l’épouvantail éclectique au sourire panoramique

L’enfant triste et le monstre monde/Tami éditions

Les mauvaises herbes

Poèmes, aquarelles, histoires, edit’O

Débridâmes

Elle s’assoit sur les débris d’âmes du monde
vieille très vieille montagne
aux sédiments encaissés
depuis l’aube des temps
la rivière l’enveloppe de ses deux bras pleins
unifiés
et la remue au cœur
les débris d’âmes
petits poissons d’argent écaillés
se dissolvent en la matière
poudre légère
offerte au vent
des gouttes de cendres en mots
s’échappent s’envolent
se diffusent
et tournent tournent
sans cesse
dans la tête des poètes
comme la roue libre d’une bicyclette
ou le galop d’un étalon dans la campagne affolé
jusqu’à hanter
les plus profondes de leurs nuits
Tableau marinles chemins d’algues
entre les grains de sable cuivrés
serpentent
comme les chemins de vie
le vent
souffle dans les dunes
de sa voix rauque de tempête
soulève les cheveux de la dame jaune
avec la force d’une main solide
la mer moutonne
le coeur des vagues résonne
silence
les pas grimpent la dune
le long des troncs d’arbres morts affaissés
des bouquets d’or jaune irradient leur parfum
subtil et comme nul autre pareil
mélange d’épices et de poivre
de soleil et d’île
le coeur blond lumière

Les vagabondages de l’âme

Tripani

Petite ville à la pointe Ouest de la Sicile.
Une langue de terre bordée par les vagues.
Les façades des maisons épousent des couleurs pastels : jaune, blanc, rose pâle. Quand
aux crépis, ils tombent en lambeaux.

Nous avons trouvé repos dans un antique palazzio du 18 ème siècle. Le mur qui côtoie
la porte d’entrée est criblé de balles.

Le soir, petite promenade sur une digue qui longe la mer. Les réverbères diffusent
leur éclairage tamisé. En fond sonore, la mer.

De petites échoppes habillent le Corso Vittorio Emmanuel, l’une des principales artères de la ville :
barbiers, coiffeurs…

Un pêcheur répare ses filets.

À ses côtés, une charrette en bois déborde de filets entassés, prêts à prendre la mer.
Les croix et les églises ornent le paysage,
Les Madones, les boîtes aux lettres.

C’est un enchantement de voir vivre les siciliens avec leur accent chantant et leur gestuelle animée.

Nous voici en partance pour Milazzo. Après une percée rapide à Palerme, ville
résolument moderne avec de nombreuses belles bâtisses aux façades anciennes,
nous voilà dans un vieux train qui racle, grince, un vieux train authentique,
comme on les aime.

Conte – La fleur de vérité

Conte – Petit chou